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A croire qu’il y a, en chacun de nous, quelque chose de François : du moins, le désir en nous d’être, un peu ou beaucoup, comme lui.

 

Sinon comment comprendre que, tant et tant, chrétiens ou pas, croyants ou pas, ont voulu suivre son exemple, entendre sa parole.

 

Quel point commun entre Camus et  Simone Weil, Yannick Haenel et Julien Green, Michel Serres et Dario Fo, Rosselini et Norge, Umberto Eco et Dante, Albert Jacquard et François Cheng, Christian Bobin et Saint Bonaventure, Silone et Delteil, Chesterton et Renan, Francis Jammes et Bronislaw Geremek, Kazantzakis et Sébastien Lapaque ? Sinon François, toujours interrogé, toujours questionné et toujours (re) mis en scène.

 

Singulière vie de François qui s’est immédiatement prêtée aux récits. Par pigments et pinceaux, par mots et phrases, caméras et écrans, on a raconté, par épisodes, sa vie. Pour témoigner, édifier, célébrer, inquiéter ...

 

Dans une italie, en proie aux guerres, à un moment où naissent, au sein de la chrétienté des mouvements de protestation qualifiés d’hérésies et réprimés férocement, un «humble» s’est souvenu de la parole christique, celle de l’Évangile. Ce faisant, il en réactive sa force radicale.

 

Il suffirait, pour faire bien, de vivre comme le Christ ni plus ni moins, ce qui est beaucoup; en renonçant aux pouvoirs et aux possessions, en étonnant le monde par le choix du dénudement, que Camus, fasciné à son tour par François, traduit par dénuement.

 

Ce dénuement est une conversion mais aussi une inversion des «valeurs» qui avaient cours alors et qui ont cours, plus encore, dans la nôtre : étalage de soi; étalage des biens et des possessions comme preuves de «réussites»; course jamais achevée aux objets dans les temples supermarchés où s’épuisent nos vies....

 

Aussi bien,  le dénuement est humour quand il indique la vanité de ces vies obèses qu’on nous offre en idéal.

C’est de ce dénuement, de l’humour qui en sort, que nous voudrions nous servir, théâtralement ...

 

Partir de rien, pour raconter à notre façon la vie de François et démunis comme nous l’étions chercher chez l’un ou chez l’autre de ceux qui ont parlé de lui, ici ou là, des morceaux de vie, des bouts, des bris, et des bribes, des fragments, pour les assembler, les recoudre, et les retisser.

 

C’est bien le moins que nous puissions faire pour honorer, modestement, à notre façon, François.